Assemblée Générale du 6 février 2019

Assemblée Générale de Promémo

06/02/2019

MMSH Aix en Provence


 

 

 

 

Présents : Micheline Abours [MA], Jean-Claude Aparicio [JCA], Michel Augier, Raymond Bizot, Claire Britten, Cira (Felip Equy), Henri Conan, Nicole Giraudi, Frédéric Grossetti, Marie-Noëlle Hopital, Gérard Leidet [GL], Jean-José Mesguen[JJM], Jean-Marie Paoli, Gérard Perrier [GP], Reine Peres, Bernard Régaudiat [BR], Anne-Marie Sabatier, Florentin Vanni.

Pouvoirs donnés par : Michel Barbe, Michèle Cecchi, Michèle de Pasquale, Marie-Christine Findal, Jean-Christophe Fournel, Jean-Marie Jacono, Francis Kaigre, Jacques Lerichomme, Yolande Le Gallo, Patrick Magro, Véronique Verdie.

Excusés : Fabien Bénezech, Colette Drogoz, Françoise Fontanelli, Patrick Hautière, Robert Mencherini

Soit 29 adhérents représentés soit  environ 60% de l’effectif de l’association. L’AG peut donc normalement délibérer.

La séance est ouverte à 14 heures 15.

Gérard Leidet préside les débats. Il rappelle l’ordre du jour qui est adopté.

Puis il présente

Le Rapport d’activité.

Promémo essaie de maintenir un double cap.
L’association est d’abord adossée au Maitron, le Dictionnaire du mouvement ouvrier-mouvement social qui ouvre une nouvelle période pour la collecte des biographies de militants : cette période débute en gros à la fin de la Guerre d’Algérie et se termine en 1981. Dans ce contexte historique revisité, de nouveaux acteurs du mouvement social sont pris en compte, notamment des militants plus “sociétaux” (environnement, féminisme, droits des minorités…).
Elle est aussi, une association d’éducation populaire en lien avec les milieux militants : syndicats, partis, associations. A ce titre, nous avons par ailleurs  répondu à des demandes d’interventions nombreuses (voir le récapitulatif des interventions de Promemo en annexe à la fin du compte-rendu).


Parallèlement, Promémo poursuit son travail de recherche historique par le témoignage et le recours aux archives. Deux temps forts ont sollicité ses efforts.

Tout d’abord mai-juin 68. Les travaux récents (Ludivine Bantigny, Michelle Zancarini-Fournel …) parus quelques mois avant le printemps 2018  ont sorti  le mouvement ouvrier de la pénombre où le confinaient les précédentes remémorations. 68 a été un moment important de l’histoire ouvrière et nous avons braqué le projecteur sur la région. L’ouvrage que nous avons édité Mai-juin 68 et les Belles de Mai a concrétisé ce travail. L’absence de la CFDT, justement soulignée, dans ce petit livre, a été rattrapée avec le numéro 19 de la Revue, parue en novembre avec les contributions de Patrick Hautière et Jean Claude Aparicio.

Ensuite le centenaire de la fin de la Grande Guerre. L’enjeu était pour nous de présenter un projet qui puisse s’insérer dans les projets du Conseil départemental qui entendait saluer la signature de l’armistice. Cela, sans nous renier, comme l’avait demandé notre AG précédente. On a repris et élargi la question du pacifisme avec la tension qui a existé dans le mouvement ouvrier, sans en rabattre sur nos prérequis et nos engagements. Notre participation à la table-ronde aux Archives Départementales, le 24 novembre, en a été le couronnement. Et on a montré le poids de la chanson pendant la guerre, en partenariat avec la chorale du pays minier. La figure de Montéhus y fut particulièrement évoquée. Petit regret, ne pas avoir eu un projet mieux partagé avec nos amis du CIRA comme nous l’avions fait en 2014, avec la mise en évidence des débats libertaires durant le conflit.

Au total donc, une activité dense qui s’appuie sur quelques adhérents. L’AG est l’occasion pour nous de renouveler notre appel à élargir le nombre des participations à ces initiatives.

Concernant le Maitron, le dictionnaire évolue et continue son aventure unique dans l’édition française. Certains parmi vous seront sollicités. La tendance est d’aller vers des dictionnaires thématiques. L’un d’entre eux va refondre tout son corpus à l’horizon de 2021. C’est en effet le but assigné à Michel Cordillot qui dirigera le nouveau dictionnaire de La Commune destiné à paraître à l’occasion des 150 ans de l’événement. On verra comment, à notre niveau, nous  retravaillerons sur la Commune de Marseille.

Pour l’année 2019, deux autre projets vont nous occuper.
L’un autour de l’année 1939, pivot de la période difficile pour le mouvement ouvrier qui va de la fin du Front populaire à la mise en place du régime de Vichy. Cela constituera le dossier central  du prochain numéro de la Revue.

Deuxième projet : célébrer l’anniversaire des 20 ans de Promémo, créée en novembre 1999. Cela pourrait faire l’objet d’une rencontre avec tous les collègues qui ont accompagné depuis sa naissance Promémo avec des témoignages, des articles historiques, des récits… Ce serait le moment d’insister sur la spécificité du mouvement ouvrier à Marseille : l’impact de la mer qui  lui donne une couleur particulière sans oublier les activités industrielles de l’intérieur.

Voilà les grands traits de ce rapport d’activité avec, étroitement liées, les perspectives à venir.

Discussion.

Jean Claude Aparicio [JC A] ouvre la discussion. D’abord, chapeau pour la dernière Revue, en particulier sur la Guerre d’Algérie ! Sur la Guerre de 14-18 il signale qu’à la Ligue des Droits de l’Homme une exposition sur Jaurès a été réalisée, conçue par Marion Fontaine et Gilles Candar.
Il regrette ensuite que la question des fusillés pour l’exemple manque dans le numéro de la Revue. Il signale ainsi une autre exposition de la LDH sur Les fantômes de la République qui est consacrée à ce thème. Ces deux expositions sont mises à disposition gratuitement.
Il insiste sur l’utilité du Maitron. Il est capital de promouvoir des fiches biographiques et déplore les archives qui disparaissent comme celles de l’usine des moteurs Baudouin.
Il insiste également sur le bon travail du Musée d’Histoire de Marseille sur sa contribution à la remémoration de Mai-Juin 68. Son directeur n’a pas cédé aux pressions de Jean-Claude Gaudin à qui la présence des témoins dans le film de présentation ne plaisaient visiblement pas.
Marie Noëlle Hopital, à propos de l’implication du Conseil Départemental pour 1918, a vu ses craintes sur une instrumentalisation de Promémo et la minoration subséquente du pacifisme au milieu d’un triomphalisme cocardier, en partie écartées. Elle rappelle également la contribution des membres de Promémo (Gérard, Marie-Noëlle, Jean-José) à un des autres événements éditoriaux du printemps 2018, la publication par les éditions de L’Atelier de l’ouvrage «  Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu ».

Gérard Leidet [GL] fait, au nom du bureau, un mea culpa sur l’oubli des fusillés pour l’exemple dans la Revue et rappelle la procédure de réalisation de celle-ci. Elle est très ouverte et permet à chacun de proposer un article.

Alors que Bernard Regaudiat faisait allusion à l’existence de l’enquête Sombrero initiée dans plusieurs villes de France sur les « années 68 » par une équipe de sociologues et d’historiens, et de son parti pris d’ « anonymisation » des témoignages, développé par Sophie Béroud lors de la journée Maitron, le débat s’engage reprenant la question des fusillés pour l’exemple et l’élargissant d’ailleurs à  d’autres lacunes du dossier de la Revue n° 19.
JC A : La LDH a trouvé sur Marseille un fusillé pour l’exemple. On l’a appris à son arrière petit-fils qui ne le savait pas ; c’est le hasard quand on fait des recherches, on trouve des choses à quoi on ne s’attendait pas. Donc officiellement un fusillé à Marseille. Pour vraisemblablement une quarantaine dans les BdR. Par exemple un gars a été fusillé pour avoir volé des effets au Camp de Sainte Marthe. Cas un peu extravagant.
Raymond Bizot signale une carte postale de sa collection, prise de N-D de la Garde, montrant à l’aide d’une croix dessinée, le lieu de la caserne du Pharo et il est écrit au dessous : « c’est là qu’on fusille les déserteurs ». Il pose la question. A-t-on un chiffre des soldats exécutés à Marseille ?
JC A précise que la LDH a fait revenir  le corps du soldat Julien Lançon de Picardie où il était inhumé avec un jeune berger corse de 18 ans ; tous deux ayant été fusillés parce qu’il s’étaient écartés un peu du campement pour se baigner dans un étang. Le transfert du soldat Lançon au cimetière de Molletges a donné lieu à une cérémonie.
GL souligne que le travail d’investigation de la LDH est facilité par son implantation nationale et ses réseaux de correspondants.
Néanmoins JC A souligne que la LDH, malgré sa grosse campagne nationale sur le sujet, est en échec pour l’instant dans son action pour la réhabilitation  des fusillés pour l’exemple. Il y a eu une petite tentative de Jospin (à Craonne) au début du troisième millénaire mais sans lendemain. Il tient d’ailleurs à rendre hommage au travail pionnier du général Bach partisan de la réhabilitation. Toutes les minutes des procès des conseils de guerre, on les a aux archives de Vincennes. Pour l’instant on réhabilite au cas par cas et  seule la Cour de cassation peut se prononcer. Mais les choses évoluent. À Istres, pour la commémoration du 11 novembre, le maire a donné la parole a à la LDH qui a pu évoquer très clairement cette question devant un parterre d’officiels.
Jean José Mesguen [JJ M] intervient pour suggérer à Jean Claude de donner un article sur les difficultés à établir les faits. Pour lui il ne faut pas seulement parler de l’histoire qu’on arrive à faire mais raconter aussi comment on essaie de la faire… C’est l’intérêt de la revue : en la feuilletant des gens peuvent avoir l’idée de vouloir gratter plus avant et de chercher dans leur propre environnement. La revue peut être un éveilleur. Mais là on aborde aussi les frontières très délicates, anonymes ou pas, entre histoire, et mémoire. La  frontière entre le silence et la honte : l’exécution a pu être masquée par des citations comme «  mort au champ d’honneur » qui fait disparaître le problème.  Il est alors difficile d’intervenir dans les mémoires des familles et de révéler que l’aïeul a été fusillé pour l’exemple. Certains refusent, certains assument. On peut d’ailleurs élargir la problématique sur les gens qui ont commis des attentats pendant la résistance antinazie et qui ont été désavoués, des années après la 2de GM, alors que des archives ont été volontairement éliminées. Il cite le cas de Dominique Vallon, dont le père, « jeune tête brûlée gaulliste », est mort au moment de la Libération. Son fils n’a jamais su s’il était mort pour des raisons internes à la résistance ou s’il avait été tué lors des combats de la Libération. Le doute existait toujours dans sa tête. Aussi, sans avoir forcément la réponse il est nécessaire de maintenir ouvertes les questions.
Michel Augier rappelle que depuis une dizaine d’années la pièce de théâtre La légende noire du Soldat O (André Neyton, Centre Dramatique Occitan, labellisé par la Mission du Centenaire) a connu un certain succès à Toulon. Elle raconte et met en scène ces problématiques.

Felip Equy [FE] évoque d’autres oubliés des commémorations  de la Grande Guerre : les indochinois qui travaillaient à la poudrerie de St Chamas. Un échange s’ensuit avec Michel Augier  sur les travaux de Jacques Lemaire et du journaliste Pierre Daum qui ont enquêté sur le sujet : enjeu de mémoire matérialisé par l’existence d’un monument commémoratif à l’intérieur de la poudrerie et par l’existence de deux associations qui ne sont pas totalement d’accord. Le site réalisé par le petit fils d’un de ces annamites (Joël Pham) peut constituer un utile complément. S’il ne rappelle que les conditions dans lesquelles furent exploités les Công Binh (plus particulièrement sur la période 39-45, la M.O.I. : http://www.travailleurs-indochinois.org/, plus particulièrement http://www.travailleurs-indochinois.org/historique.htm), il associe des renvois en ligne vers la Grande Guerre : https://indomemoires.hypotheses.org/21629.
Henri Conan évoque les annamites, logés dans des hangars à Miramas, qui travaillaient sur la base d’Istres à casser les cailloux pour réaliser les pistes d’atterrissage. L’état-civil de Miramas porterait la marque de ce chantier. Le nombre de morts, dus au chantier, enregistrés sur la commune de Miramas, serait plus important que celui des enfants de Miramas tombés durant les combats de la guerre. Moins que l’apport des femmes à la production de guerre et leur licenciement avec le retour à la paix, ceux des travailleurs coloniaux n’ont pas été assez soulignés.


Puis JJ M signale le projet sur la Commune de Marseille initié par la Cie Organon Théâtre parce que son fils est impliqué dans le projet à travers son établissement scolaire. GL intervient pour dire qu’il a oublié de signaler que Promémo était partie prenante dans ce projet et apportait un regard historique, tout en mettant à la disposition des artistes l’ouvrage de Glaudi Barsotti sur l’importance du provençal parlé à l’époque par le peuple marseillais.


Sur le projet de dossier autour des années 38-40 BR apporte quelques précisions sur son architecture.  Présenter les tendances fortes de la période, ses retournements et la difficulté à s’y repérer, avec une nouvelle fracture majeure du mouvement ouvrier. Il s’agirait si possible  d’étudier les différentes nuances du monde ouvrier marseillais (communistes, socialistes, chrétiens…) sans oublier les syndicats « jaunes » comme les Syndicats professionnels français peu étudiés jusqu’ici, et voir comment le pacifisme fait rejouer durant cette période les débats de 14-18 au service de calculs politiques plus ou moins affirmés. Par exemple Münich intervient dans le détachement des ouvriers vis à vis du PC et de la partie de la CGT qu’il influence parce que ceux-ci sont perçus comme bellicistes.
GL souligne que c’est une période avec plein de zones grises, de rebonds, très nette en ce qui concerne le PC. Il faut avoir un panorama large : ne pas négliger Dorgères et ses chemises vertes, influentes dans la Vendée provençale. Lui-même continuera son exploration des divergences dans le monde des institutrices et instituteurs. Sur le pacifisme il suggère que les amis du CIRA pourraient intervenir sur ces débats susceptibles d’entretenir la confusion à l’époque. Ça serait bien qu’on ait quelque chose sur Giono. Il est nécessaire de restituer la complexité de ces histoires et les trajectoires toute en sinuosité.
FE [CIRA] rappelle la thèse que Denise Mouradian-Reyre a consacrée à Giono : Anarchisme et anarchie dans l'œuvre de Jean Giono: de la théorie à la pratique: errance et ancrage. Il propose de chercher d’autres contributions et d’en aviser Promémo.
Sur les socialistes, Frédéric Grossetti précise qu’il ne les a pas étudiés sur cette période et BR note que l’étude de l’Avenir des Bouches du Rhône, périodique socialistes de la région de Salon pourrait offrir une première approche.
MN H précise qu’elle peut également reprendre ses analyses sur quelques écrivains pendant cette période (Giono, Saint-Exupéry, Malraux, Gracq…).
Pour conclure GL lance un appel : que personne n’hésite à envoyer des textes. Ainsi les deux jeunes chercheurs membres de l’association, Florentin Vanni et Fabien Bénezech ne doivent pas hésiter à utiliser la Revue pour populariser leurs travaux.

BR informe l’AG que par l’intermédiaire du site-internet un thésard de la Fac de Droit qui travaille sur le PCF et la question coloniale durant les années 1920 a sollicité Promémo pour obtenir son partenariat dans le cadre du dossier qu’il doit constituer et présenter à son directeur de thèse.

Il l’informe également que sa proposition de communication au 144° Congrès du CTHS qui doit se tenir à Marseille début mai sur le thème des rapports entre réel et virtuel a été acceptée. Son titre : La révolution russe vue de Marseille entre réel et virtuel.


GL signale le projet de Gérard Perrier autour de sa mémoire militante. G P commence par rappeler qu’en octobre 2018 il a déjà publié aux éditions L’Harmattan Oui les mauvais jours finiront, dont le titre a été choisi « comme un défi à notre époque ». C’est un recueil de récits de vie de militants, communistes, socialistes, écologistes… Il insiste sur le personnage de Roger Ruzé, actuel maire de secteur des 15-16° arrondissements de Marseille. En particulier le témoignage de celui-ci sur la Guerre d’Algérie, lorsqu’il entend l’appel du général de Gaulle à faire barrage aux putschistes et raconte quel a été son rôle pour faire échouer le putsch au niveau de sa caserne…
Puis il indique qu’il a fini d’écrire ses mémoires. Son père était traceur de coques au Mourillon à Toulon. Il évoque l’influence de 68 dans son cheminement ainsi que ses tentatives toujours recommencées pour relancer la gauche.
Il réalise également un blog pour mettre en ligne tous les témoignages qu’il a rassemblés et qui ne peuvent tenir dans le cadre de sa biographie.
C’est à la fois une  histoire politique et une restitution de la vie sociale qu’il a connue. L’histoire de sa famille, en partie italienne, mérite l’attention même s’il reconnaît avec humour que « l’histoire de sa grand-mère intéresse moins les éditeurs que celle de la grand-mère de Badinter, plus connu que Gérard Perrier ». Ses remarques savoureuses sur son appropriation de la langue française, lorsqu’enfant il est confronté à la langue policée de l’école, suscitent un échange avec GL qui évoque Guéhenno ou JJ M qui signale un article de Télérama sur les « trans-classes »:   il faut  dépasser le déterminisme supposé qui est attaché à votre origine sociale.
C’est aussi le problème de la transcription des témoignages, dans la langue standard, qui a tendance à rendre fades ces tranches de vie. La nécessité de constituer des enregistrements sonores est évoquée. Ça, plus les transcriptions constitueront un fond qui sera utilisable plus tard. Il faut aller au-delà des témoignages d’élus et aller vers les gens anonymes qui font que les murs tiennent encore dans les quartiers Nord. Les sources, il faut les préserver.
GL regrette la disparition des procès-verbaux des réunions syndicales dont il ne restera plus de traces.
GP incrimine les universités qui devraient s’atteler à ce travail.
MA évoque les protocoles utilisés pour déposer des archives orales aux Archives départementales. Micheline Abours précise qu’une dizaine de vidéos ont été réalisées par des vétérans communistes
JC A évoque une autre petite porte d’entrée, la généalogie qui permet de retrouver dans les destins individuels le croisement avec l’histoire.
GP verse au dossier l’exemple de son père qui lorsqu’il est arrivé à Casablanca a été si choqué par le comportement des ouvriers locaux baignés du racisme ambiant, qu’il en a pris à témoin son fils, encore ému aujourd’hui à ce souvenir au point qu’il se pose la question : qu’est-ce qui a fait que cet homme, sans engagement particulier à ce moment, se soit révolté contre ce comportement dominant ?

Après la discussion l’AG passe au vote du rapport moral qui est adopté à l’unanimité.


Michel Augier, trésorier, présente alors

Le rapport financier


Il indique quels sont les effectifs : 37+ 2 adhérents + 8 institutionnels ; et les retardataires chroniques.
Il remercie les mairies de  Septèmes et de Martigues, les médiathèques de Gardanne, d’Aubagne et de Port de Bouc, la  Bibliothèque Universitaire de Nanterre, la Bibliothèque centrale de Toulon, et  le CIRA.
Une mention spéciale est faite à la subvention du Conseil Départemental qui a été de 2 500 euros et a précieusement contribué à donner de l’air à nos finances.
Rapport des prestations assez généreuses.
Solidarité pour la rue d’Aubagne.
Pour la prospection de futurs adhérents nous disposons de 250 noms de sympathisants ou d’anciens adhérents, susceptibles de revenir étoffer nos rangs.
Des retirages de nos anciens bouquins sont l’écho de notre influence qui s’inscrit dans la durée.
Une librairie parisienne nous a même demandé la collection complète des numéros du bulletin.
Des organismes ou des particuliers ont d’autre part fait des achats groupés (par ex la CGT Cheminots, pour le livre sur Mai-Juin 68 et Les Belles de mai).
7 654 euros en recettes.

8 038 euros en dépenses.
376 euros de déficit ; en caisse actuellement plus de 4 500 euros.

Le niveau de la trésorerie  permet de voir venir avec le financement de deux numéros de la Revue.

Parmi les points à améliorer :

1- Les tarifs postaux. Pour l’envoi d’une revue le tarif est de 3,52 euros.
Le coût de la revue. Syllepse environ   euros
Avec la CCI le N° 19  nous est revenu à 1 700 euros  pour 300 exemplaires  ce qui fait un coût du numéro à plus de 5 euros.
Avec le prix de l’envoi l’exemplaire revient à 9,18 euros. Proposition donc d’élever le prix de l’exemplaire, marqué sur la couverture à 10 euros.

2 - Le coût du site Internet ; près de 300 euros, sans compter une réévaluation à venir pour rendre le site toujours opérationnel. Ce coût devient trop élevé. Un blog, ne serait-il pas plus dynamique et de plus gratuit ? 
OVH pourrait être une solution alternative à voir. En tout cas ne pas oublier le nom de domaine, qui pourrait en cas de défaut de paiement disparaître et être repris par d’autre (Il y a d’autre Promémo sur la planète Net). La difficulté restant de changer d’hébergeur. Il y a aussi la solution qui consisterait à utiliser la fenêtre consacrée à Promémo sur le site MTMO du réseau des médiathèques.

Outre le prix de la Revue, le trésorier propose d’élever le prix de la cotisation à 30 euros.

S’ensuit une discussion au cours de laquelle il est évoqué la question de l’inclusion ou pas de la revue dans la cotisation, chaque adhérent ayant droit jusqu’à maintenant, au service de la revue. Il est évoqué aussi le recours à l’envoi de reçu fiscal aux adhérents, procédure à laquelle notre association a droit vu qu’elle est ouverte à tous (confirmation par un des membres, Henri Conan, adepte et avisé de la réglementation).

Finalement proposition est faite de porter le prix de la cotisation à 25 euros et le numéro de la Revue à 8 euros (sous réserve d’en communiquer et afficher son prix si elle n’est pas mise en vente mais remise selon un tarif préférentiel interne aux membres).

Le rapport financier et les nouvelles tarifications sont adoptés à l’unanimité.

Election du Conseil d’Administration

En l’absence de nouvelles candidatures, proposition est faite de renouveler le CA actuel ; c’est à dire de reconduire les membres du CA selon la liste ci-après : Micheline Abours, Michel Augier, Raymond Bizot, Fabien Bénezech, Colette Drogoz, Françoise Fontanelli, Frédéric Grossetti, Patrick Hautière, Marie-Noëlle Hopital, Yolande Le Gallo, Gérard Leidet, Robert Mencherini (président d’honneur), Bernard Régaudiat et Florentin Vanni.

Le CA est élu à l’unanimité.

Le président remercie les participants de l’Assemblée Générale Ordinaire et clôt la séance. 
Il est 16 heures 30.





Le secrétaire : Bernard Régaudiat













Annexe.

Récapitulatifs des interventions de Promémo durant l’année 2018


15 Mars :  cinéma Château-Arnoux, présentation débat Marseille,Port d’attaches. (Gérard Leidet (GL), Bernard Régaudiat (BR) et Marie-Noëlle Hopital (MNH)

05 Avril : conférence à Gréasque sur Louise Michel (GL et MNH)
11 Avril : Festival du film engagé  Vidéodrome : rencontre débat sur Mai-juin 68 (GL MNH)

1er Mai : Equitable Café Marseille : Mai-Juin 68 (GL, Jean-José Mesguen (JJM, MNH)
02 Mai : Emission Radio Galère 9H  sur Mai-Juin 68 (GL et MNH)
5 mai  PCF (Agora des Galériens) Table ronde Culture  Mai-Juin 68
12 mai Funiculaire Mai-Juin 68 (GL, BR et Frédéric Grossetti (FG)
15 Mai : Conférence débat au Comité du Vieux Marseille sur Mai-Juin 68 (GL et MNH)
19 mai Médiathèque Septèmes Mai-Juin 68 avec les témoins.
24 mai Colloque IHS CGT Cheminots (n’a pas eu lieu)
29 Mai : Conférence Mai-Juin 68 aux AIL Ste Anne (GL, BR et MNH)
30 Mai : Radio Zinzine émission sur Mai-Juin 68 ( GL MNH )
31 Mai : Librairie Transit rencontre Marseille et Mai-Juin 68 (GL, MNH)


3 juin Mai 1968 et le PCF, avec Roger Martelli
05 Juin : Médiathèque de Gardanne Mai 68 (GL, BR, MNH)
7 juin Gyptis  Film La Reprise du travail aux usines Wonder (FG)
8 juin Cinéma de Cucuron Mai-Juin 68 (GL)
16 juin Participation fête du NPA Belle de Mai Mai-Juin 68 (GL BR).
23 juin Fabrégoules Mai-Juin 68 (GL, BR, Micheline Abours (MA)

22 septembre : Martigues Mai-Juin 68 (GL  BR)
24 Septembre : Médiathèque d’Aix : Mai-Juin 68 conférence débat UP (GL, BR et MNH)

11 Octobre : CCFD réunion SNES : présentation livre PROMÉMO Mai-Juin 68 (GL, BR et MNH)
16 Octobre : Radio Zinzine Grande Guerre et pacifisme (GL, BR et MNH)
20 octobre Circuit Louise Michel par les Amis de la Commune.
30 octobre Septèmes Mediathèque 14-18 (GL BR)

6 Novembre : Médiathèque de Gardanne Chansons de la Grande Guerre (GL et MNH)
9-10-11 Grande Guerre  14-18 en chansons ; dans 6 villages du le bassin minier. (GL)
12 novembre, Aix-Médiathèque. Pacifismes et Mvt ouvrier ds la GG (MNH GL).
15 novembre, Vence, lycée et médiathèque "pacifismes et Union sacrée  ds la GG" (GL).
17 novembre Carré des écrivains (GL MNH BR)
24 novembre Table ronde Centenaire de la GG  aux AD 13 (GL BR)
26 Novembre : La CIOTAT UP Chansons de la Grande Guerre (GL, BR et MNH).

5 décembre Paris Journée Maitron (GL BR).
11 décembre CE Cheminots Enregistrement pour film sur les cheminots en mai 68 (BR).

11 janvier Gyptis film Les révoltés. (BR).

                                                                                                                                                               
*Ajouter les rencontres et interventions dans les établissements scolaires autour du projet de l'Organon  théâtre qui est bâti autour de la Commune de Marseille et du quartier de la Belle de mai pendant cet événement. Bernard et Gérard).