Compte-rendu AG 8 mars 2017

PV AG PROMEMO / 8 mars 2017

La réunion a lieu à la Maison Méditerranéennes des Sciences de l'Homme à Aix en Provence salle Paul Albert Février

13 présents : Gérard Leidet, Micheline Abours, Marie Noëlle Hopital, Claire Britten, Nicole Giraudi, Raymond Bizot, Yolande Legallo, Marie Noëlle Sereno, Michel Augier, Patrick Hautière, Frédéric Grossetti, Fabien Bénezech et Bernard Régaudiat.
8 personnes ont envoyé des pouvoirs : Michèle De Pasquale, Jean Christophe Fournel, Francis Kaigre, le Cira, Charles Biancheri, Françoise Lebrun Mérelle, Jean Marie Jacono, Jean Marie Paoli.

Compte-tenu du nombre d’adhérents à jour de cotisation (38 à 40 selon le trésorier) l’AG peut délibérer. Elles est ouverte à 14 heures 15.

Gérard Leidet présente le rapport d’activités et Michel Augier le rapport financier. Voir les documents en pj.

La discussion

Satisfaction sur l’activité de l’association qui a réussi à tenir ses deux gros engagements de l’année : mener à bien la réalisation de l’ouvrage Marseille port d’attaches commandé par les Editions de l’Atelier, et reprendre la publication du bulletin, devenu revue, que nous avions interrompue durant deux ans, le travail collectif et l’investissement financier consentis pour la réalisation des livres sur la Grande guerre et sur Marseille ayant reporté cette parution.
Ces deux réalisations ont servi à animer de nombreuses rencontres qui ont renforcé la visibilité de Promemo.
Avec la poursuite du travail autour du Maitron, (finalisation de la période 1940-1968 avec le tome 12) l’association maintient ses relations avec le monde universitaire et les invitations qu’elle reçoit du monde syndical ou politique entretiennent ses relations avec les représentants du monde ouvrier. Le colloque « Printemps du Maitron » du 22 mars, doit permettre d’affiner les contours de la poursuite de l’aventure éditoriale engagée par Jean Maitron en 1955 : continuer l’édition papier de Dictionnaires thématiques  (« Dictionnaire des Communards » notamment pour le 150 ème anniversaire de la Commune) et dans le même temps produire en ligne des notices biographiques;  scinder la future chronologie en 2 périodes distinctes : 1968-1981 et 1981- 1995 etc. Dans le cadre de Promémo on pourra prévoir une meilleure couverture des différents champs d’engagement sociaux et politiques  (catholicisme social - CFTC, JOC -  extrême Gauche, militant.e.s féministes ou investissements divers dans les luttes pour les droits des minorités…). Les notices biographiques  réalisées jusqu’à présent ont concerné très majoritairement les militant.e.s ouvriers de la  CGT, et du  PCF, les militants enseignants de la FEN, ainsi que les libertaires.


La discussion aborde plusieurs points.

Pour l’impression de la revue il est proposé à nouveau de prospecter un imprimeur local. Egalement il est souhaité d’économiser sur la mise en page en la réalisant au sein de l’association.

Pour améliorer la situation de la trésorerie il est envisagé :
 - de constituer un groupe de travail spécifique qui épaulerait Michel en ayant le souci de suivre les agendas de demandes de subventions et de se roder aux procédures de dépôt de dossier de demande aux services ad hoc ;
d’explorer des sources de financement nouvelles: financement participatif, mécénat, publicité … Sur la dernière question de la publicité dans notre revue, les avis sont très opposés, ce qui conduit à adopter une démarche très sélective en faveur d’organismes publics ou à but non lucratif ;
de penser à la Mission du Centenaire 1914-18 qui peut encore être sollicitée pour des projets au cours de l’année 2018 ;
D’élargir le nombre des portes auxquelles frapper : services culturels des collectivités territoriales, Conseil de l’Europe…

Claire Britten, qui faisait état de démarches récentes auprès de plusieurs possibles soutiens financiers pour la publication de l’ouvrage de l’ancienne responsable du Secours populaire, informe l’AG de l’important travail qu’elle a réalisé en classant les archives du Secours populaire lors de leur transmission aux AD. La copie de ce classement des dossiers a été remise au bureau de l’AG : des recherches pourront être ainsi envisagées sur cet aspect, encore peu étudié du mouvement social.

A propos du site de Promemo la question est posée de savoir s’il était bien consulté. Dans l’incapacité de répondre à cette question, le gestionnaire du site promet d’enquêter à ce sujet.
La question est alors posée de savoir s’il est utile de continuer à alimenter le site. Ne serait-il pas plus judicieux de basculer sur la fenêtre dont Promemo bénéficie sur le site MTMO ? La plateforme hypothèses.org, support de MTMO, est critiquée cependant par des utilisateurs pour son manque de commodité. L’intérêt du site est également souligné pour l’établissement d’un contact avec Promemo, par le biais d’une adresse courriel spécifique, les contacts s’établissant actuellement par le truchement des adresses courriel personnelles des membres du bureau. Le traitement plus approfondi de cette question est remis au prochain CA.

Les rapports d’activité et financier sont adoptés à l’unanimité.

La discussion porte ensuite sur les projets à venir. Deux retiennent l’attention.
Premièrement : Comment s’inscrire dans la réflexion sur la révolution d’octobre 17 ? Plusieurs pistes sont explorées : 
renouveler une collaboration avec le CIRA pour aborder l’accueil de l’événement par les libertaires : en faisant une mise au point des travaux scientifiques sur les rapports entre les révolutionnaires russes et les anarchistes russes, et aussi en étudiant les interprétations des événements par les anarchistes et révolutionnaires marseillais en débordant sur les années postérieures (1918-1920) ;
étudier l’enjeu de mémoire que cela représente pour le mouvement ouvrier (PCF, syndicats…), en prenant appui sur le dernier ouvrage de Bernard Pudal et Claude Pennetier, Le souffle d’octobre et sur celui d’Eric Aunoble La révolution russe une histoire française paru en 2016 ;
élargir en replaçant dans la perspective de la Grande guerre avec l’année 17, les mutineries, les progrès du pacifisme en en mesurant l’impact sur Marseille à la fois loin et proche de la guerre (voir les actes d’un colloque sur le front d’Orient). Des rumeurs circulent sur des soviets, à La Seyne, à l’usine Mante ? Marseille est-elle sous-informée, surinformée (?) par des canaux divers liés à sa position de port de la Méditerranée (relations avec la mer Noire…). Cela suppose un travail de dépouillement de la presse. Il faut un travail de vérification. En a-t-on les moyens ?
Pour conclure, l’accord se fait sur la nécessité de trouver un titre suffisamment large pour aborder le sujet.

Deuxièmement : Un projet à un peu plus long terme sur lequel nous avons déjà réfléchi, La guerre d’Algérie et le mouvement ouvrier marseillais. Colette Drogoz a déjà défriché le terrain et établi des contacts de l’autre côté de la Méditerranée. L’AG propose à Colette de poursuivre ce travail précieux, si elle le souhaite. Par ailleurs,  Fabien Bénézech, qui prépare une thèse sur le sujet, apporte son éclairage. Echo précoce à Marseille de l’idée favorable à l’indépendance algérienne (par rapport à la direction nationale). Circulation des militants dans les organisations tant française qu’algérienne présentes à Marseille. Existence de convergences. Déconstruction des lectures classiques, aussi bien celle d’un PCF sourd aux revendications algériennes, que celle d’un PCF, traitre à la France et inféodé au FLN. Riche de ces deux collaborations Promemo devrait pouvoir animer une féconde journée d’études en 2018 dont les partenariats (AD, AM Toursky…) sont à rechercher.
D’ores et déjà Fabien est d’accord pour contribuer au prochain numéro de la revue par un article Les communistes marseillais et la question algérienne de 1945 à 1954 : analyse d’un anticolonialisme hybride qu’il nous a communiqué.

L’AG se termine sur l’élection du CA : Marie Noëlle Sereno, Marie Noëlle Hopital, Micheline Abours et Fabien Bénézech   qui sont proposés, acceptent, en prévenant qu’ils ne pourront peut-être pas être présents à toutes les réunions et formulent le souhait que les CA traitent plus le fond, laissant les questions techniques (administration et trésorerie) au bureau. Dont acte. D’ores et déjà la création d’un groupe de travail sur la question de la trésorerie devrait aller dans ce sens.

L’AG est levée à 17 heures.

Le secrétaire Bernard Régaudiat